Patrimoine

La Pointe du Bout d'en bas

La Pointe du Bout d'en Bas est la propriété de plusieurs insulaires. C'est en 1960, suite à une promesse pour sa guérison, que M. Horace Pedneault y fît ériger une statue, celle de Notre-Dame de l'Assomption.

Les moulins de l'Isle-aux-Coudres

Les moulins de l'Isle-aux-Coudres constituent un ensemble exceptionnel, unique au Canada. La principale qualité de ce site, au-delà de son âge et de sa valeur historique, demeure le fait qu'il réunit au même endroit un moulin à eau et un moulin à vent. Le moulin à eau que l'on voit aujourd'hui a été construit en 1825 et le moulin à vent en 1836. Le site est classé monument historique en 1963 et est ouvert au public. On y moud de la farine de blé et de sarrasin.

L'Église Saint-Louis

Le premier registre de cette Paroisse porte la date de l'année 1741. L'église actuelle fut construite en 1885 et bénie moins d'un an après la mise en chantier, soit le 3 août 1886 . Les plans sont de M. David Ouellet et toutes les fresques sont de la main de M. Paul Gaston Masselotte. Un endroit à visiter obligatoirement.

La pêche à la fascine

(Photo ci-contre)

À cause du sol rocailleux, on fabrique des ailerons de harts que
l'on assemble bout à bout. On les fixe au sol avec des pierres, on courbe les
derniers en forme de «C» afin d'emprisonner le poisson à marée basse.
On capture le capelan, l'éperlan, la sardine, la loche (poulamon) et la plie.

La pêche aux marsouins (bélugas)

C'était une pêche faite de harts (troncs d'arbres sans branche), qu'on plantait en forme de « C ». Il fallait pour la construire environ 3 500 harts. Une vingtaine d'hommes pouvaient, en cinq marées, planter à la main toutes les harts. À marée baissante, le marsouin entrait dans la pêche, les harts oscillaient et l'animal croyait que c'était un mur. À marée basse, le marsouin s'échouait et les gens n'avaient plus qu'à le « cueillir ». Le 28 mai 1923, on a capturé 87 marsouins dans une seule marée. Avec la peau, on faisait un cuir d'excellente qualité avec lequel on confectionnait des bottes, des lacets et autres objets qui demandaient une résistance considérable. Avec la graisse, on produisait de l'huile employée pour la lubrification des fusils et machines diverses. La pêche commerciale à L'Isle-aux-Coudres fut abandonnée définitivement en 1924.

La roche à Caya

Caya était un homme à l'esprit troublé. De taille imposante, la plupart de ses actions empreintes d'agressivité inspiraient la crainte. Cet homme très légendaire, pauvre d'esprit, aurait passé la moitié de sa vie sur cette roche. Une autre légende raconte que les enfants naissaient sous cette roche.

La boulangerie Bouchard

C'est ici, paraît-il, que se fait un des meilleurs pains de la région. Aujourd'hui, le fils du fondateur perpétue la tradition en offrant des produits de chez nous. Pascal Bouchard a fondé son commerce dans l'été de 1945.

La croix du cap

Les croix que l'on retrouve sur l'Isle-aux-Coudres rappellent l'attachement de nos ancêtres pour la foi chrétienne. Ce sont des lieux de dévotion populaire invitant les croyants à la prière et au recueillement. Plusieurs ont été érigées pour des faveurs obtenues ou pour commémorer l'endroit où une personne serait décédée par accident. La croix du Cap fut érigée en septembre 1957 pour des faveurs obtenues par les gens du Cap-à-Labranche.

Le phare

Surnommé aussi «bloc» par les insulaires, il sert à la navigation en guidant la marche des navires pendant la nuit et lorsqu'il y a du brouillard. Cette station est complètement automatique et elle est télésurveillée à partir de Cap-aux-Oies depuis 1971.

Le pilier (vieil indien)

La mer ne recouvre jamais ce rocher, même dans les grandes marées. Il a été nommé ainsi par les anciens et avec un peu d'imagination, on peut voir la ressemblance avec un Amérindien, menton à l'est et plume à l'ouest. C'est pour cela qu'on l'a récemment nommé le Vieil Indien. Il est fort dangereux et déconseillé de s'y rendre à pied.

Le quai de l'Isle

Les insulaires arrivent à un accord avec le gouvernement pour construire un quai (début 1900) à la pointe des Roches. C'est en 1958-1959 que le traversier a commencé à fonctionner 12 mois par année. Lieu privilégié pourla diffusion des nouvelles. À la belle saison, le quai est fréquenté régulièrement et surtout par des groupes d'hommes qui y discutent et y pêchent.